Par Robin Des Toits

Une étude fort rassurante (1) vient de paraître en Australie au sujet de l’incidence du cancer du cerveau en lien avec l’utilisation
du téléphone portable : les statistiques seraient restées stables en 30 ans.

L’illusion d’une absence de résultats
La première limite, reconnue par l’étude elle-même est qu’il s’agit d’une analyse écologique des tendances, sans données sur l’utilisation individuelle de la téléphonie mobile et les résultats. Ainsi, quand l’étude observe une augmentation significative de l’incidence du cancer du cerveau chez les sujets âgés de plus de 70 ans, il est indiqué que l’augmentation dans ce groupe d’âge a commencé “à partir de 1982” – c’est-à-dire y compris avant l’introduction de téléphones mobiles et sans précision de la date, il est donc impossible de connaître la part exacte des cancers survenus avant et après 1982 !

D’autre part, les premiers téléphones portables australiens de 1987 étaient analogiques et non numériques ; il n’y avait donc pas d’utilisation de micro-ondes ni de très basses fréquences (2) avant les années 1990 comme ce fut le cas dans le reste du monde. L’étude gagne encore quelques années en ne précisant pas qu’en 1992, seuls 2% des Australiens étaient équipés d’un téléphone portable (3). Sur cette base, relativement peu d’Australiens ont été exposés aux téléphones portables pour plus d’un tiers de la très grande période examinée, biaisant définitivement l’étude vers un résultat “sans effet”.

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