Voilà une étude qui tombe à pic, et qui conforte tous ceux qui alertent sur la dangerosité des ondes électromagnétiques, publiée par 3 trois scientifiques internationaux : Kavindra Kumar Kesari, chercheur à l’université Aalto (Finlande), Ashok Agarwal, directeur du Centre américain de médecine de la reproduction à la clinique de Cleveland, et Ralf Henkel, professeur à l’université du Cap-Occidental (Afrique du Sud).

On sait qu’une baisse de la fertilité affecte nos sociétés modernes, environ un couple sur 10 consulte un jour pour un problème d’infertilité. Diverses causes peuvent provoquer cette baisse, mais jusqu’alors il n’avait pas été fait d’études sérieuse et approfondie sur le rôle possible des ondes électromagnétiques dans cette baisse.

L’étude a porté surtout sur les champs électromagnétiques des radiofréquences (RF), qui sont produites  par nos smartphone, le wifi, le téléphone portable, la radio, le four à micro-ondes. Pour rappel, en 2011, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a classé les radiofréquences « comme peut-être cancérogènes pour l’homme » (groupe 2B), en raison d’un risque accru de gliome lié à l’utilisation du téléphone sans fil.

Une quinzaine d’études ont servies  de base à leur conclusion, desquelles  il ressort que « l’utilisation fréquente de téléphones portables ou d’appareils électromagnétiques contribue considérablement à la mauvaise qualité du sperme. » Concrètement les radiofréquences réduisent le nombre de spermatozoïdes, modifie leur morphologie et leur mobilité.

On ne connait pas encore bien le mécanisme qui provoque cette baisse de fertilité masculine, des pistes laissent à penser que le stress oxydatif généré par l’exposition aux radiofréquences participe au phénomène. Il pourrait aussi y avoir un effet sur la production de testostérone. De plus, les recherches sur les mesures de protection sont très limitées, ce qui aggrave le problème car la pollution par électro-smog est en augmentation constante. On pourrait donc s’attendre à davantage de problèmes de santé, notamment à une augmentation du taux d’infertilité masculine due à ce type de rayonnement. D’autre part, les effets protecteurs possibles de divers antioxydants devraient être élucidés. Cependant, cela ne ferait que régler le problème au niveau symptomatique. qui peuvent être fournis par des études in vitro et in vivo en combinaison avec la modélisation biologique physique.

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Source : BMC Part of Springer Nature